Flexispot ErgoX
- Accoudoirs 3D réglables
- Inclinaison Dossier inclinable verrouillable
- Soutien lombaire Réglable, fermeté ajustable
- Assise Maille, bord en cascade
J'ai testé la Flexispot ErgoX huit heures par jour pendant trois semaines de télétravail. Son lombaire se règle en fermeté, pas seulement en hauteur, et c'est ce qui en fait ma deuxième chaise préférée, juste derrière le n°1.
Flexispot est connue pour ses bureaux assis-debout, ce qui m'a rendu méfiant face à sa chaise. Trois semaines plus tard, l'ErgoX m'a convaincu : un siège à 240 € construit autour du bon critère : un soutien lombaire réglable en hauteur et en fermeté. Voici mon test complet, scores à l'appui, et à qui je la recommande vraiment.
On connaît surtout Flexispot pour ses bureaux assis-debout, et c'est précisément ce qui m'a rendu méfiant au départ : un fabricant de plateaux motorisés qui se lance dans le siège, ça sent parfois le produit dérivé bâclé. J'ai donc commandé l'ErgoX sans a priori favorable, et je l'ai installée dans mon bureau pour trois semaines de télétravail réel. Verdict après une vingtaine de journées de huit heures : la marque sait ce qu'elle fait. L'ErgoX n'est pas une chaise opportuniste, c'est un siège construit autour des bons critères : au premier rang desquels un soutien lombaire qui se règle, et pas seulement pour décorer la fiche produit.
C'est exactement là que se joue le sort d'une chaise dans ma méthode. Comme je l'explique dans mon guide pour bien choisir sa chaise de bureau ergonomique, le critère n°1 n'est ni la marque ni le prix : c'est de savoir si le coussin lombaire vient se poser au creux de VOTRE dos, à la bonne hauteur, avec la bonne fermeté. L'ErgoX coche cette case mieux que la plupart des sièges à ce tarif.
Une précision honnête avant d'aller plus loin, parce que les recherches « flexispot oc8 test » sont nombreuses : le modèle que j'ai entre les mains et que je note ici, c'est l'ErgoX, vendue 240 € (ASIN B0F62ZKXVX). L'OC8 est un autre siège de la gamme Flexispot ; je ne l'ai pas passé sur mon banc de test huit heures, donc je ne lui collerai pas de scores que je n'ai pas mesurés. Ma règle est simple : je ne note que ce sur quoi je me suis assis une journée entière. Tout ce qui suit concerne donc l'ErgoX, et uniquement elle.
Sur le papier, l'ErgoX affiche des accoudoirs 3D réglables, un dossier inclinable verrouillable, un soutien lombaire ajustable en fermeté et une assise en maille avec un bord en cascade (le rebord avant qui plonge légèrement). Quatre points de réglage utiles, pas de gadget. Voyons ce que ça donne quand on s'assoit vraiment dessus.
Je note chaque chaise sur trois axes, sur 10 : le soutien lombaire, la qualité des réglages, et le confort réel après huit heures : le moment de vérité, quand les sièges moyens commencent à faire mal. Voici ce que j'ai relevé sur l'ErgoX.
C'est le cœur de mon évaluation, et l'ErgoX s'en sort très bien. Le coussin lombaire se règle en hauteur, ce qui est un minimum, mais surtout il s'ajuste en fermeté : on choisit la pression que le dossier exerce dans le creux des reins. Je mesure 1,78 m et j'ai un dos qui rouspète vite ; j'ai trouvé mon réglage en deux minutes, le soutien tombant pile sur la lordose lombaire au lieu de pousser trop bas, dans le sacrum. Cette nuance change tout sur une journée de huit heures.
Pourquoi 8,6 et pas 9,2 comme le Doro S100 ? Parce que le lombaire de l'ErgoX est statique une fois réglé : il ne « suit » pas le dos quand on se penche en avant pour lire un document, là où le système dynamique du Doro accompagne le mouvement. Pour 90 % des usages c'est imperceptible ; pour un dos très exigeant, c'est le cran qui sépare la 1re de la 2e place.
Une chaise « ergonomique » sur le papier peut détruire un dos si le lombaire ne tombe pas au bon endroit. L'ErgoX réussit là où beaucoup échouent : elle laisse régler la fermeté, pas seulement la hauteur.Marc Dubois, ergonome
Les accoudoirs 3D de l'ErgoX se règlent en hauteur, en profondeur et en rotation (l'embout pivote vers l'intérieur ou l'extérieur). Ce n'est pas le 4D des accoudoirs qui s'écartent latéralement, mais en pratique les trois axes suffisent à caler les coudes pile sous les épaules : la position qui détend les trapèzes et soulage la nuque quand on tape au clavier huit heures. Sur mon test, les coudes tombaient juste, sans que j'aie à hausser les épaules.
Le dossier inclinable verrouillable permet de bloquer l'angle où on le souhaite, plus une bascule libre pour s'étirer en fin d'après-midi. La profondeur d'assise n'est en revanche pas réglable sur cette version : pour les très grands gabarits (au-delé d'1,90 m) qui ont besoin de gagner deux centimètres sous les cuisses, c'est une limite à connaître. Pour comparer point par point avec sa rivale directe, voyez mon duel Sihoo ou Flexispot : laquelle choisir.
Le détail que j'ai vraiment apprécié, c'est le bord d'assise en cascade : l'avant du siège plonge doucement au lieu de finir en arête. Concrètement, ça soulage l'arrière des cuisses et ça ne coupe pas la circulation, ce point précis qui fait fourmiller les jambes vers 17 h sur les chaises mal dessinées. L'assise en maille respire correctement ; je n'ai pas eu le dos moite après une journée pleine, sans être au niveau d'une maille premium.
À huit heures, je n'avais ni point de pression dans le bas du dos ni cette gêne sourde aux ischions qui trahit une mousse trop fine. C'est une chaise sur laquelle on tient une vraie journée de télétravail sans la maudire, et c'est exactement ce que je demande à ce niveau de prix.
Une chaise n'est jamais bonne « dans l'absolu » : elle est bonne pour un corps, un usage et une durée. Après trois semaines, voici mon tri.
L'ErgoX arrive en colis à plat, comme la quasi-totalité des chaises de cette gamme. Le montage m'a pris une vingtaine de minutes, clé Allen fournie, sans difficulté : vérin, croisillon, dossier, accoudoirs, assise. Rien de piégeux si on suit l'ordre de la notice (commencez toujours par fixer le dossier à l'assise avant de poser le vérin). Comptez à deux pour clipser le dossier sans forcer.
Une fois montée, il faut consacrer dix minutes à régler la chaise correctement : c'est l'étape que la majorité des gens sautent, et c'est pourquoi tant de bonnes chaises sont jugées « inconfortables » à tort. Je détaille la marche à suivre dans mon guide pour bien régler sa chaise de bureau, mais l'essentiel tient en quelques gestes.
Côté SAV, Flexispot est une marque installée avec un service client en Europe et des pièces détachées disponibles : un point rassurant face aux marques opportunistes qui disparaissent après la vente. La garantie couvre les composants mécaniques ; gardez votre facture. Avec ses 3 160 avis et une note de 4,4/5 sur Amazon, l'ErgoX a aussi le recul d'un produit éprouvé, pas d'une nouveauté non testée par le marché.
La Flexispot ErgoX décroche la deuxième place de mon comparatif, et elle la mérite. Avec un soutien lombaire à 8,6/10 réglable en fermeté, des accoudoirs 3D qui tombent pile sous les coudes et une assise au bord en cascade qui tient huit heures sans couper les cuisses, c'est un siège sérieux, pensé par une marque qui maîtrise l'ergonomie au-delà de ses bureaux motorisés. À 240 €, le rapport qualité/confort est l'un des meilleurs du marché.
Elle reste un cran derrière le Doro S100 sur le dynamisme du lombaire, et n'offre pas la profondeur d'assise réglable que réclament les très grands gabarits. Mais pour la grande majorité des télétravailleurs entre 1,60 m et 1,88 m qui veulent investir une fois et bien, c'est le choix le plus sûr juste après le n°1. Si le Doro est en rupture ou hors budget, n'hésitez pas : l'ErgoX ne vous décevra pas.